01.
Kriminal Theme
02.
The Winsthler
03.
Inside My Brain
04.
Blues Section Club
05.
Concerto Genocide
06.
Transfer From The Modulation
07.
Ams Tram Gram
08.
Entrac Theme
09.
Radio Pirat Program
10.
Stupidly made In Gaulle
11.
Jim Clark Was Driving Recklessly
12.
Dark Sky
13.
Crazy Circus
14.
Art Director
15.
Heathcliff Y Cry Your Name
16.
Monstrer Cocktail
*Bonus Track
17.
L’Etrange Monsieur Whinster
LES MALEDICTUS SOUND
CD, TGCD024, Mucho Gusto 1999 (original 1968)
LES MALEDICTUS SOUND are to instrumental rock what Frankenstein was to science... a laboratory monster... a strange creature assembled from a mishmash of diverse musical sounds... psychedelic pop, romantic ballads, musical tongue-in-cheek, drugged out chipmunks, near-delirium sound effects, horror movie screamadelia and a mega-twisted 60s vibe... eclectic, epileptic... The doctor, here, is JEAN-PIERRE MASSIERA, the musical mastermind who gave birth to that monster.
Originally released in 1968, this is one of the most bizarre records ever released. Put out under 5 different covers in 3 different countries (France, Italy & Canada) and credited to several different groups, it became one of the most sought after titles on the collectors market.
This INCREDIBLY STRANGE collector's item is now brought to you with a bonus track from another J-P. Massiera project,
L'ETRANGE MONSIEUR WHINSTER.
PRESS
Cool and Strange Music Magazine! –
11/1999
Can I just jump right in and give my punchline reviews for this CD right away? Thanks. This is one of the strangest and most rewarding discs I've played in many a moon. "Adventurous and frightening" are a couple of other adjectives that I'd use to describe it, and every time I play this, I hear something new. This one's a gem.
This one-of-a-kind relic of the'60s was masterminded in 1969 by French studio cat and guitarist Jean-Pierre Massiera. The LP version has been released in several forms and credited to several different groups, and has quickly become a sought-after collector's item.
Its first track ("Kriminal Theme") starts basically like a piece of typical '60s rock filmscore, but quickly degenerates into a tour-de-force of electronic bloops and bleeps, and then quickly is followed by human grunts and bloodcurdling screams! (l have to admit that the screams are so bloodcurdling, that it actually kind of creeped me out a little.) The second track "The Whistler" starts in a happy-go-lucky mood, with a solitary whistler, then becomes a wonderland of sped- up pianos, and wacked-out kazoos. That's just an example of how fast things change in this bizarrely-delightful CD release.
Other tracks feature psychedelic, fuzzed-out lead guitars, and sped-up "Chipmunk"-style vocals (not just singing, but also chanting!), oboe solos, full orchestral numbers, wild Hammond organ playing, banjo solos (!), spooky horror-style monster numbers, complete with plenty of female moaning and hysterical screams.
I have no idea why this was recorded, or what it all means, but I'm glad to have it in my collection. Great stuff to shake up the neighborhood, or piss off your parents with.
—
Bill Johnson
Blow Up —
1999
Incredibile ristampa di un disco del 1968 a dir poco folle. Uscito originariamente in Francia e ristampato l'anno successivo per l'etichetta canadese Canusa diretta dal cantante-produttore Tony Roman, questo disco è il primo fra i diversi progetti di un personaggio originario di Nizza, Jean-Pierre Massiera. A quanto pare il disco è uno dei più ricercati collector item in circolazione, e ascoltandolo se ne capisce perfettarnente il motivo. Un tale miscuglio di stili e demenzalita assortite non Io si sente tutti i giorni, e dunque ecco rumorismi alla Pierre Henry, romantiche ballads da filmetti anni '60, rifurgiti horror che avrebbero fatto felice Ed Wood, scampoli di psichedelia, exotica, chitarrine scricchiolanti, voci strazianti e urla impazzite. Pare che Jello Biafra (!) adori questo disco. Chicca finale una bonus track di quasi 9 minuti, L'Etrange Monsieur Whinster, che rappresenta un gioiellino di sperimentazione psych-afro da lasciare basiti. Consigliatissimo.
—
8 - Steve Di Rico
ICI Montréal —
1999
Bien des gens en ont sans doute entendu parler, mais peu ont eu la chance de toucher la bête. Hors de prix ou carrément introuvable dans sa version originale, cet album mythique se devait d'être enfin réédité sur CD. Bon, d'accord, aujourd'hui Les Maledictus Sound peuvent sembler un tantinet anodins et inoffensifs, mais si on se replonge 30 ans en arrière, à l'époque ou est parue la chose (1968), ce fut vraiment le freak-out total. Pensez à Can, Gong, J.J. Perrey, Pierre Henry et tous les autres inclassables du genre... Difficile de d'écrire cette galette sans utiliser les termes débile, dément, fucké (les mots me manquent ). Un must pour tous les fadas de musique étrange et bizarre, il va sans dire.
—
8.5/10 - Patrick Baillargeon
Photo-Vedettes —
08/03/1969
Il aura suffi de quatre mois à Jean-Pierre Massiera pour bâcler plusieurs choses importantes dont la moïndre n'est sûrement pas l'établissement définitif en France d'une filiale de "Révolution", étiquette de disques affiliée à Canusa et par conséquent à Tony Roman. Mais qui est ce jeune homme à l'allure très "in"? Surtout comment se fait-il que Tony Roman ait décidé d'en faire son adjoint et vice-versa.
IL NE CONNAISSAIT PERSONNE AU QUEBEC
Avant de devenir producteur de disques, il avait été durant quelques années un guitariste très en demande. Il accompagna Michèle Torr durant deux ans et travailla avec Claude François durant une année.Mais vint un moment où Jean-Pierre voulut s'occuper de jeunes talents. Avec son bagage de connaissances musicales, il se rendit sur la côte d'Azur à la recherche de chanteurs, chanteuses ou encore de groupes susceptibles "d'accrocher".
Il fit tant et si bien qu'il put ouvrir son propre studio de production. S.E.M. avec pignon sur rue au 1, av. Cagnoli à Nice. Doté d'un équipement des plus modernes, ce studio devint vite l'un des plus populaires en France. Il ne faut donc pas se surprendre lorsque Jean-Pierre nous révèle qu'il a déjà fait des productions pour les compagnies RCA,Decca, Barclay et naturellement S.E.M. Après deux ans, soit en août 1968, il décida de "monter" à Paris. Du moins c'est ce qu'il croyait faire en fermant boutique. Il ne sait trop pourquoi, il opta finalement pour le Québec.
Vous avouerez qu'il faut tout de même un certain culot pour venir s'installer dans un pays dont on ne sait rien et où on ne connaît personne. C'est sans doute son esprit d'aventurier qui le guida vers nos rivages(!). Donc, Jean-Pierre et son épouse mirent le pied sur le sol québécois en ne sachant nullement ce que le sort allait leur réserver.
Peu de temps après son arrivée, il questionna à droite et à gauche afin de se renseigner sur les productions mais surtout sur les producteurs de disques québécois. Comme on le pense bien, il entendit citer le nom de Tony Roman. Ici, nous sautons des chapitres pour ne garder que l’essentiel.
Après quelques rencontres, Tony et Jean-Pierre décidèrent de défrayer, à parts égales, le coût de construction d'un studio d'enregistrement. Plus tard, naturellement, on partagera les profits à parts égales. Mais ça, c'est une toute autre histoire. Ce nouveau studio n'est pas une mince affaire. Lorsque Magna sera complété, il en aura coûté aux deux actionnaires plus de $80,000.00. Là ne s'arrête pas leur association. Jean-Pierre quittait le Québec à la fin de février à destination de Paris. Le 1er mars aura lieu dans la ville Lumière le lancement de l'opération "Révolution". Un immense placard, où seront affichés 2,000 posters, placé dans un endroit stratégique de la ville annoncera aux Français que "Révolution est là". Le travail de Jean-Pierre consistera à établir les contacts nécessaires auprès d'autres producteurs, journalistes, propriétaires de stations radiophoniques afin qu'ils soient au courant que "Révolution" ENVAHIT LA France. Lorsque ce travail de base sera complété, Jean-Pierre verra la possibilité qu'il y a de construire un studio d'enregistrement à Paris. Les deux premiers artistes révolutionnaires(! ) qu'on tentera d'implanter en France sont Nanette et Stéphane.
Ce bonhomme nous a fait l’ impression de quelqu'un qui aime se poser de nouveaux défis, tenter des expériences. Et après l'audition de quelques-unes de ses productions nous sommes en mesure d'affirmer qu'il ne peut se départir de cette facette de sa personnalité même lorsqu'il se fait producteur. Quelquesuns des disques qu'il a produits sortent nettement de l'ordinaire et nous pensons notamment au 33 tours qui sera bientôt lancé sur le marché québécois: "Les Maledictus Sound".
Sur certaines des plages de ce microsillon on auditionne des sonorités, des effets de studio jamais entendus. Un exemple, dans "Monsters Cocktail" les cris utilisés comme son sonore sont de véritables délires d'aliénés internés
Si cela n'a pas un côté quelque peu révolutionnaire... Nous aurons certainement l'occasion de reparler quelque peu de Jean-Pierre Massiera et, bien entendu, de Magna du Québec et de France.
—
Jean-Pierre Trudel